Repenser nos souvenirs de voyage
Je voyage depuis plusieurs années. Au départ, je voulais rapporter de la ville ou du pays visité un aimant pour mettre sur mon frigo. C’était vraiment chouette, je trouvais. Au fil des séjours accumulés, j’ai réalisé que ça devenait un peu un objet futile. Je me souviens, à mon départ de la Colombie, j’avais enfin résisté à l’envie de poursuivre ma tradition d’acheter un aimant (fait cheap et vendu trop cher, soyons francs) et j’avais opté pour une grosse cuillère en bois faite à la main pour cuisiner à la maison. Je me disais que j’étais une jeune adulte et que désormais, mes souvenirs de voyage, ce serait des trucs utiles et pratique. Des baguettes, des serviettes de table, un maillot de bain. Name it! Honnêtement, c’est niaiseux, mais j’étais comme fière de ma décision.
Puis, il y a eu la pandémie et nous avons cessé de voyager pour un bout.
Puis, nous avons eu un bébé.
Puis, bien des choses ont changé.
On a dû adapter notre façon de voyager. Le camping plus proche de chez nous allait devenir notre meilleure option. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait lorsqu’Adrien avait 6 mois : un séjour à Bar Harbor dans le Maine, en septembre, quand tout le monde avait repris le travail et l’école. C’est là que l’idée de repenser nos souvenirs de voyage a vu le jour. J’avais encore en tête mes aimants qui sont devenus des cuillères de bois.
À Bar Harbor, c’était une journée de pluie et nous faisions les boutiques du charmant petit village de pêcheurs.
Dans une librairie, en bouquinant, j’ai remarqué un présentoir dans la section jeunesse qui offraient une sélection d’albums touristiques. Des livres qui parle du Maine, des animaux du coin et des attraits touristiques. Au départ, j’ai trouvé ça un peu quétaine, en me disant qu’on ne se servirait jamais de ce livre. Puis, je l’ai feuilleté un peu. C’est vrai que ce n’était pas le récit de l’année, mais j’ai vite réalisé que nous avions déjà visité la plupart des lieux illustrés et qu’en plus, nous avions fait des photos aux mêmes endroits listés dans l’album! Et c’est là que je me suis dit que c’était un souvenir de voyage complètement génial. Nous allions pouvoir regarder ce livre pendant de nombreuses années en faisant des liens avec nos photos. J’ai même eu envie de créer notre propre livre illustré dans le même style, en regroupant les lieux visités et principales attractions. Bon, mon enthousiasme a pris le dessus. Je garde l’idée en tête, mais en ayant des idées réalistes (aka je ne le ferai sans doute jamais)
Et c’est là que les deux idées se sont jumelées : souvenir de nos voyages en famille et livres sélectionnés avec soin.
La routine dodo est maintenue en camping, mais on ajoute un nouveau livre cartonné

Plus nos vacances avançaient, plus l’idée du livre-souvenir-significatif germait en moi. Un seul livre aurait été suffisant, me direz-vous. Et je serais d’accord.. en partie, haha! C’est que j’ai eu envie de pousser un peu plus loin le concept.
À un certain moment, pendant nos vacances, on avait été sur les gros rochers près de l’océan et j’étais captivée par les trous d’eau et la vie qu’ils contenaient. Adrien, 6 mois, un peu moins. Mon chum photographe avait quand même immortalisé la scène, à travers ses 3472 photos du séjour.

Et là, croyez-moi ou non, le lendemain, jour de pluie, on est retournés au village. Dans un boutique touristiques de vêtements je suis tombée sur ce livre :

Avouez! Les deux idées ensemble, c’était comme woooaah!
Un livre interactif avec la lumière qui nous fait découvrir la faune marine. C’est éducatif ET c’est un souvenir significatif. Donc je l’ai acheté.
Je sais que je n’aurais plus besoin de vous convaincre de quoi que ce soit, mais juste au cas, voici tout ce que notre nouvelle façon de se procurer des souvenirs matériels de vacances a de bon :
- Éveil à la lecture
- Développement langagier
- Discrimination visuelle
- Exposition à une langue seconde
- Motricité fine
- Comparaison des illustrations et de nos photos personnelles
- Mémoire
Celui de Paris, on l’aime tellement!

Et le p’tit dernier qu’on a acheté directement à l’auteur dans le parc portoricain.
